MadeInFOOT
·2 avril 2025
ASSE - L'incroyable anecdote sur Blaise Matuidi !

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·2 avril 2025
Gelson Fernandes, ancien joueur de l'ASSE, entre 2009 et 2012, se confie sur ses débuts à Saint-Étienne aux côtés de Blaise Matuidi.
Dans une interview accordée à RMC, l'ancien international suisse revient sur ses premiers pas à Saint-Étienne, où il évoluait aux côtés d'un jeune Blaise Matuidi, alors international espoirs français. Dès leurs premières séances d'entraînement, Gelson Fernandes a été marqué par la capacité du milieu défensif à rivaliser physiquement avec lui.
"Lorsque j'arrive à Saint-Étienne, Blaise Matuidi doit partir à Arsenal. Il était arrivé de Troyes et nous avions un peu le même profil. Damien Comolli avait construit une très belle équipe. Il n'y avait pas que Matuidi, il y avait Dimitri Payet, Béfétimbi Gomis, Josuha Guilavogui, Kevin Mirallas, Loïc Perrin également qui est actuellement le directeur sportif du club, c'était une belle équipe. Blaise n'est finalement pas parti. On s'est retrouvé les deux avec un profil similaire à jouer au même poste ou l'un à côté de l'autre. C'est la première fois que j'avais quelqu'un qui était capable de me suivre lorsqu'on faisait des exercices d'endurance. Je me suis dit : "C'est qui ce mec". D'habitude je termine toujours quatre ou cinq mètres en avance sur tout le monde et là, il y en a un qui me suit. Non seulement sur la longueur mais aussi sur la durée. Nous sommes devenus amis, nous sommes devenus proches. Je n'étais pas victime de l'éclosion de Blaise Matuidi, j'ai été complice et surtout très heureux. Je suis revenu de la Coupe du Monde, on jouait avec une sentinelle. Je voyais que c'était là où il était le plus fort. Après, il a évolué, il a joué en numéro 8 mais c'était un formidable gratteur de ballon. Un formidable récupérateur qui a progressé, qui était tellement intelligent qu'il a pu évoluer par la suite. Je pensais fondamentalement qu'il y en avait un en trop. Il y avait en plus le petit Guilavogui qui arrivait. Je pensais sincèrement et je l'avais dit à Damien Comolli que la meilleure solution, c'était que l'un d'entre nous parte : "étant donné que lui est international espoirs français, si j'ai un conseil à te donner c'est que lui, il reste". J'étais au service du collectif parce que je n'étais pas un joueur avec d'énormes qualités techniques, pas un grand talent mais j'avais un grand sens du sacrifice et du partage. Ça m'a aidé tout au long de ma carrière et les gens avec qui j'ai joué qui ont eu la chance de faire une plus grande carrière que moi, j'en suis très fier et très heureux pour eux", a expliqué l'ancien joueur des Verts.