Peuple-Vert.fr
·28 mars 2025
L'ASSE augmente ses salaires mais reste loin des leaders

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·28 mars 2025
Le football féminin professionnel en France continue son développement avec la Ligue pro, mais les joueuses attendent encore des avancées significatives, notamment sur le plan salarial. C'est notamment ce qu'aborde le Journal l'Equipe au sein de son édition du 26 mars. Voici les salaires moyens dans le championnat auquel appartient l'ASSE.
Née il y a moins d'un an, l'Arkema Première Ligue ambitionne de faire du championnat de France féminin une référence mondiale.
Malgré les promesses, certaines joueuses éprouvent encore des difficultés à se projeter dans leur carrière. « En Angleterre, certains clubs ont renoncé car les conditions étaient trop drastiques. Là-bas, la ligue pro date de 2017. Elle a mis cinq ans à exploser, tout en ayant gagné un Euro à domicile ! Il faut être patients, car c'est un long chemin. », confie l'une d'elles, sous couvert d'anonymat. Elle explique que de nombreuses coéquipières songent à partir à l'étranger, notamment en Angleterre, où les salaires et les conditions sont plus attractifs.
Le cas de l'ASSE est éloquent. Promues en Première Ligue en 2023 (anciennement D1 Arkema), les Vertes par le biais de la nouvelle direction ont pour ambition d'attirer de nouvelles joueuses. À leur arrivée à la tête du club en juin 2024, les dirigeants évoqués dans un communiqué : "Kilmer Sports souhaite développer l’ASSE avec un projet de long terme basé sur ses valeurs et son héritage, et se concentrer sur la croissance future du club, y compris dans les équipes premières, masculine et féminine, et dans le centre de formation."
Toutefois, la différence de salaires avec les mastodontes de la ligue comme l'OL ou le PSG reste importante.
Pour améliorer l'attractivité du championnat, la LFFP mise sur plusieurs leviers. L'arrivée de nouveaux sponsors, comme Betclic, et la création prochaine de la Coupe de la Ligue pourraient générer des revenus supplémentaires. Le développement des affluences et la diffusion en prime time sur Canal+ renforcent également la visibilité du championnat. Ainsi, le derby entre l'ASSE et l'OL (0-5) a été mis en avant, illustrant la volonté de la LFFP de dynamiser ses affiches phares.
Cependant, la convention collective, censée améliorer les conditions de travail, peine à aboutir. « On a envie que les jeunes aient un minimum de salaire quand elles commencent. Travailler à côté, ce n'est plus possible. ». Actuellement fixé à 1 820 € mensuels, le salaire minimum est jugé insuffisant par de nombreuses joueuses. « Travailler à côté, ce n'est plus possible », martèle l'une d'elles, tandis qu'une autre estime que « 5 000 à 7 000 euros seraient nécessaires pour anticiper l'avenir ».
La différence de salaires entre les deux premières équipes et la troisième est déjà très importante. Mais, lorsque l'on continue notre lecture de ce classement, on constate que les stéphanoises apparaissent en 7 ème position. Le salaire moyen brut serait aujourd'hui de 2 500 €, le même que Fleury. Il est important de noter qu'on retrouve une belle progression au sein du club ligérien. L'an passé ce dernier était de 1 600€. Voici-le classement en entier.