Le Fussball
·2 avril 2025
Le VfL Wolfsburg en crise : Hasenhüttl et Arnold en désaccord

Le Fussball
·2 avril 2025
Malgré une nette possession et un effectif ambitieux, le VfL Wolfsburg a chuté à domicile face à Heidenheim (0-1), relançant les questions sur la solidité mentale de l’équipe. Le mot « pression » est au cœur des débats et pourrait bien coûter cher dans la course à l’Europe.
Après la défaite contre Heidenheim, Ralph Hasenhüttl a surpris son monde en évoquant la « pression » :
« Peut-être un signe que nous ne sommes pas à la hauteur de la pression dans un tel moment. »
Des mots forts, qui contrastent avec le discours de son capitaine, Maximilian Arnold, agacé par cette excuse. Pour lui, la vraie pression, c’était les barrages pour le maintien, qu’il a connus par deux fois dans le passé avec le VfL.
Ce désaccord met en lumière un malaise plus profond : comment expliquer une telle performance, avec 61 % de possession, plus de 100 minutes de jeu… et seulement deux tirs cadrés ?
Le projet Hasenhüttl avait pourtant redonné des couleurs à Wolfsburg : un effectif prometteur, aucun match européen en semaine, et une dynamique encourageante. Mais face à Heidenheim, la peur de gagner a semblé avoir pris le dessus.
Le directeur sportif Sebastian Schindzielorz n’a pas caché sa colère :
« Quel que soit le onze aligné, on doit tout donner. Là, on avait l’impression qu’il manquait les dernières étincelles. » Crédit photo : Selim Sudheimer/Getty Images
Une déclaration qui résonne d’autant plus que l’équipe reste sur plusieurs prestations ternes à domicile, malgré une forte possession (déjà visible contre Augsburg et Kiel, sans victoire à la clé).
L’absence de Mohammed Amoura (suspendu) était un coup dur, mais Hasenhüttl a étonné en laissant Jonas Wind sur le banc. L’attaque, composée de Tomas, Wimmer et Skov Olsen, n’a jamais réellement fonctionné. Wimmer, repositionné en pointe, a été isolé, tandis que Skov Olsen peine encore à s’adapter à sa nouvelle fonction hybride.
Crédit photo : Stuart Franklin/Getty Images
Les milieux Gerhardt et Dardai n’ont pas pesé, et les rares entrées offensives n’ont pas changé le cours du match. Seul Lukas Nmecha a apporté un peu d’énergie en fin de rencontre.
Ironie du sort : c’est loin de la Volkswagen-Arena que Wolfsburg semble le plus à l’aise. Le VfL est actuellement la troisième meilleure équipe à l’extérieur de Bundesliga. Quatre des sept derniers matchs auront lieu hors de ses bases, dont un déplacement important à l’Union Berlin dimanche.
Mais ce qui est sûr, c’est que la « pression » ne va pas disparaître. Et pour viser l’Europe, il faudra bien plus que du contrôle de balle.
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Crédit photo : Stuart Franklin/Getty Images