Le Petit Lillois
·27 mars 2025
Que réserve l’avenir ? Olivier Létang souhaite « que le LOSC soit un club différent » des autres

Le Petit Lillois
·27 mars 2025
Dirigeant du LOSC depuis le mois de décembre 2020, Olivier Létang a été interrogé lors de l’ECA Club Connect. Il s’est épanché sur des sujets divers et variés, dont sa vision d’un effectif et du club, de son avenir et de sa formation.
Des Brésiliens, des Portugais, des Scandinaves, des Britanniques, des Algériens, et bien plus encore, des jeunes (parfois très jeunes) et des éléments plus âgés, plus expérimentés, l’effectif du LOSC est un groupe fait de diversité. Ces individus s’apportent individuellement les uns les autres, s’enrichissent, et constituent un « puzzle » cher aux yeux d’Olivier Létang : « Un effectif est un mélange technique, tactique, physique, de mental et de personnalité. C’est le choix des hommes », débute ainsi le dirigeant lillois dans un entretien réalisé lors de l’ECA Club Connect et diffusé sur la chaîne Youtube Hors-Jeu.
« Notre projet, c’est de faire émerger de jeunes talents quel que soit leur âge. Mais l’expérience ne s’achète pas et si nous n’avons que des jeunes joueurs, il va nous manquer de l’expérience et du vécu. On a besoin de ce mixte sur lequel on travaille en permanence. Cela fait partie de nos forces », explique Olivier Létang, revenant ainsi sur la construction d’un effectif qui performe malgré un budget limité.
« Je veux que l’on soit différent dans tout ce que l’on fait »
La thématique du groupe alors évoquée, permit de bifurquer sur la jeunesse dont regorge l’effectif lillois. Certains viennent d’ailleurs (Hakon Haraldsson, Osame Sahraoui, Ngal’ayel Mukau), d’autres du cru lillois (Ayyoub Bouaddi, Lucas Chevalier, Matias Fernandez-Pardo). Ce dernier point, évidemment rattaché à la formation, tient à cœur dans le Nord : « Le sportif est la pile atomique du dispositif, aime-t-il répéter. C’est le pilier, que ce soit pour le groupe professionnel ou pour la formation. On travaille beaucoup avec nos équipes pour que d’autres talents puissent émerger. Quand Leny (Yoro), Lucas (Chevalier), Ayyoub (Bouaddi) apparaissent au grand public, ce n’est pas une fleur que l’on arrose et qui pousse directement. Il y a, avant cela, plusieurs années de travail, des doutes et des interrogations dans l’accompagnement. On est heureux quand cela se concrétise par des garçons qui arrivent et jouent, mais j’attends déjà les prochains », se projette déjà le dirigeant lillois. Certains prêtés pourraient coller.
Cette stratégie n’est pas unique, ni en France ni sur le continent, mais le LOSC ne souhaite pas être comme les autres. C’est du moins les dires de son dirigeant, et cela passe par l’accompagnement : « En France, je pense que l’on est l’un des pays où les jeunes sortent assez tôt. On a joué à Dortmund avec Ayyoub (Bouaddi), 17 ans, Ethan (Mbappé), 18 ans, Ngal’ayel Mukau, 20 ans, Hakon Haraldsson, 21 ans. On a des jeunes joueurs, mais je veux que l’on soit différent dans tout ce que l’on fait, y compris sur la formation. Je veux que l’on accompagne ces jeunes talents pour qu’ils arrivent vraiment vers l’équipe professionnelle. Je veux qu’il y en ait plus. Je suis exigeant, et c’est normal », lâche ainsi Olivier Létang. Ce dernier n’a jamais caché son envie, aux côtés de Jean-Michel Vandamme, de constituer un groupe composé d’un noyau (6-7 joueurs environ) de joueurs ayant évolué au Domaine de Luchin durant leur jeunesse. Pour atteindre cet objectif, il faut être ambitieux et croire en l’avenir.
C’est avec un grand A qu’il est possible de se tourner vers l’avenir. D’ici quelques semaines, le LOSC terminera l’exercice 2024-2025 et pourra alors brièvement se retourner sur ses exploits passés, se les remémorer pour mieux avancer. Le temps file, ne s’arrête jamais, et « plein de choses » attendent encore les Dogues. C’est ce qu’a assuré Olivier Létang dans une sorte de conclusion synonyme de projection : « Cela fait quatre ans que l’on bat des records de revenus. On a maîtrisé notre structure de coûts pour arriver à une situation économique assainie. Mais il y a encore plein de choses à faire. On a envie de vibrer sur la scène européenne, envie de gagner des titres.
Il faut continuer à faire évoluer le club, à le rendre encore plus fort, plus sain, pour qu’il soit performant dans les 80 années qui arrivent. […] Je suis l’héritier de ceux qui étaient là avant et un jour, je laisserai la place. Ce que je veux, c’est aussi laisser le club dans de très bonnes conditions à celui qui arrivera ensuite parce que ce club est un club formidable. Il était là avant moi et il le sera après moi. Tout le monde doit en prendre soin », concluait-il ainsi dans un entretien réalisé dans le cadre de l’ECA (European Club Association) Club Connect s’étant déroulé à Madrid une semaine auparavant.
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