Parisfans.fr
·05 de abril de 2025
Nuno Mendes dit tout : ses débuts, le couteau et son rêve de signer au PSG

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·05 de abril de 2025
Nuno Mendes, latéral de 22 ans du Paris Saint-Germain et du Portugal, était l’invité d’Alexandre Ruiz pour Free Ligue 1. Il a évoqué ses débuts, son arrivée au Sporting Lisbonne et sa signature au PSG.
Tu as été numéro 10 et la petite histoire dit que c’est toi qui a demandé ce numéro 10 c’est vrai ?
C’est vrai, c’est vrai.
Raconte-nous ça.
Ce sont des bons souvenirs, c’est un club qui m’a bien connu. Ici (sur une photo), c’est un professeur qui était dans mon école, il m’a vu jouer à l’école. Il m’a amené dans le club et j’ai signé.
Au Despertar ?
Oui, c’est ça.
Ton coach disait que tu étais timide et tu lui as demandé une seule chose, le numéro 10 pourquoi ?
Je ne sais pas parce que je vois tous les bons joueurs avec le numéro 10. Et j’ai dit, « je veux le numéro 10 ». Et à ce moment-là, je ne jouais pas latéral gauche, j’ai demandé juste le numéro 10.
Tu étais impressionné par quel joueur à cette époque ?
Il y a beaucoup de joueurs, Messi, tous les joueurs qui portaient le numéro 10 à ce moment-là.
Quelle sensation tu as quand tu regardes ta première licence ici ?
C’est un beau souvenir. Ce sont mes débuts.
Tu as toujours voulu être footballeur ?
Oui toujours. Mais je n’ai pas cherché de club. J’étais dans la rue avec mes amis et c’est ce professeur que tu m’as montré qui m’a amené au club. C’était mon professeur d’éducation physique, il m’a ramené au club. J’y étais tous les jours après l’école. Il m’emmenait avec sa voiture pour l’entraînement et après elle me déposait.
Il s’appelait Bruno ?
Bruno.
Il t’emmène en voiture pour 2 h de route tous les jours ?
Oui, mais pas tous les jours, c’était 3 jours par semaine.
Tu as porté ce maillot bleu ?
Oui, mais je n’avais pas de chaussures, regarde. On m’en avait prêté.
À qui elles sont ces chaussures ?
Elles sont à moi, ils me les ont donnés, mais c’est la mère d’un autre de mes coéquipiers, la mère du capitaine qui me les a offertes. J’avais juste des chaussures pour jouer dans la rue. Je n’en avais pas.
La maman de ton capitaine t’a donc offert ses chaussures ?
Oui, c’est ça, il s’appelle Fabio.
C’est toujours un copain ?
Non.
Quel rapport tu as avec ce club ?
J’essaie de prendre un peu de temps pour aller là-bas. Pour voir comment ils sont maintenant, (il regarde l’image) mais avant, il n’y avait pas de synthétique, il y avait je ne sais pas comment le dire, de la terre.
Tu joues une saison là-bas ?
Un mois, un mois.
Un mois et le Sporting Lisbonne vient te chercher ?
Oui.
Comment le Sporting est venu te chercher ?
C’était un tournoi. Le mec qui m’a amené au Sporting, il m’a vu. Et il a dit qu’il voulait parler avec moi, mais je ne te savais pas qui c’était. Il a dit : « je viens du Sporting, je viens te voir, j’aime bien comment tu joues ». Après, je ne l’ai pas revu après le match.
Et c’était un jour, que j’ai raconté beaucoup de fois. Un jour, quand j’étais à l’école, j’étais sorti de l’école. Il m’avait suivi jusqu’à la maison et il avait toqué à la porte. Je ne savais pas qui c’était. J’ai ouvert la porte, mais derrière, j’avais un couteau. Après, il m’a dit : « Ne t’inquiète pas, je suis le scout du Sporting ».
Qui est cet homme ?
Il s’appelle Aderita. C’est un homme qui au Sporting, il aidait des joueurs qui n’avaient pas beaucoup de conditions. Il donnait des cartes pour aller chercher à manger, dans les magasins.
C’était une sorte de bienfaiteur ?
Oui, c’est ça.
Il encadrait plusieurs jeunes qui étaient défavorisés ?
Oui, c’est ça. Par exemple moi mon collègue s’appelait Benjamin. Il nous a donné ça. On était très content.
Tu réalises tout ça aujourd’hui ?
Oui, je réalise tout ça. Aujourd’hui, il est décédé, mais il sait que je l’aimais bien, il m’a beaucoup aidé.
Que représente le Sporting pour toi ?
Presque tout, parce que c’est le Sporting qui m’a tout donné. Ils ont tout fait pour moi, même à l’extérieur du terrain. Ils m’ont beaucoup aidé. Il y avait un homme qui après, quand j’étais au Sporting qui m’emmenait aussi à la maison tous les jours.
Je prenais le bus pour aller à l’entraînement et après l’entraînement, il me ramenait à la maison. Parce qu’après, c’était trop tard. On faisait l’entraînement à 18 h et après, il me ramenait à la maison. C’était vers 21 h et c’était trop tard pour prendre le bus.
J’étais trop petit, donc il me ramenait toujours à la maison. Aujourd’hui, je parle avec lui de temps en temps, il s’appelle Senhor Vicente. On l’appelait comme ça. Il me ramenait moi et plusieurs collègues à la maison.
Est-ce que tu as une bonne étoile au-dessus de ta tête ?
Oui, c’est ça le plus important pour moi. Ce sont des choses dont je me souviens tous les jours. Quand je suis sur le terrain, quand je gagne quelque chose d’important. Je me rappelle de tout ces gens qui m’ont aidé. Je suis très content et je pense qu’ils sont aussi très contents pour moi.
Comment s’est passé ta signature au PSG ?
J’étais dans la sélection. À la dernière minute, ils ont dit et j’avais parlé avec mon agent, et je lui avais dit que je voulais jouer au Paris Saint-Germain un jour.
C’est vrai ?
Oui, et donc il m’a dit au dernier moment que le PSG était intéressé par moi. Donc, je n’ai pas hésité. J’ai signé. Il restait 2 minutes avant la fermeture du mercato. On a réussi. Et aujourd’hui, je suis là.
Est-ce que tu te rappelles de l’émotion que tu as eu quand tu as signé ce contrat ?
Ce n’était pas bien parce que j’étais concentré sur la sélection. Je pense que c’était mon premier appel avec le Portugal. Mais après quand je suis sorti, je suis parti dans un truc différent, un pays différent. Je pense que j’ai bien réussi.
Pourquoi tu voulais signer au PSG, ça représentait quoi pour toi ?
Beaucoup. Il y a beaucoup de joueurs que j’ai vu qui sont passés par ici. Beaucoup de grands joueurs et moi, je voulais faire partie de cette histoire, de ce club. C’est un grand club, on le sait tous. Aujourd’hui, je suis là, il faut que je continue.
Ce n’est pas un poste facile au PSG, tu sens aujourd’hui que tu t’inscris dans cette histoire du Paris Saint-Germain ?
Oui, on peut dire que oui, petit à petit. Pas encore à 100 %, mais petit à petit, j’essaie d’écrire mon nom dans ce club et je pense que je suis sur le bon chemin. Il faut continuer, j’ai mes coéquipiers qui sont au grand joueur, des joueurs qui m’aident tous les jours. Je pense qu’il faut continuer pour inscrire mon nom dans ce club.
Si tu te revoyais dans 10 ans petit garçon, tu lui dirais quoi ?
Peut-être que je lui dirai qu’il a choisi le bon chemin. Qu’il est dans un bon endroit et qu’il faut continuer parce que c’est juste le début. Il est encore beaucoup à faire dans le football.
Tu lui offrirais une paire de chaussures ?
Oui, 1 2 3. Tout ce qu’il faut (rires).