Evect
·25 de março de 2025
Ancien Ministre des Sports, Gil Avérous s'oppose à la dissolution

Evect
·25 de março de 2025
Alors que Marie Barsacq qui lui a succédé s'avère totalement transparente dans ce dossier, refusant de dialoguer avec l'Instance Nationale du Supportérisme (INS) qui dépend pourtant de son Ministère et se montrant incapable d'effectuer un contrepoids face au Ministère de l'Intérieur Bruno Retailleau, Gil Avérous a pris une position forte, lui qui a longtemps été au RPR, à l'UMP puis aux Républicains, le parti de Bruno Retailleau qu'il a quitté en 2023.
Sur les ondes d'Ici Saint-Étienne Loire, l'ex-Ministre des Sports s'est opposé à la politique menée actuellement par le Gouvernement : "À chaque fois qu'il se passe un incident dans un stade, il faut qu'on repère, qu'on identifie, qu'on interpelle et qu'on condamne, qu'on punisse celui qui est à l'origine du fait de la violence verbale ou physique. Mais, en aucun cas, il ne faut prendre des mesures collectives parce que c'est injuste, que ça va nous amener à perdre nos interlocuteurs dans les stades et ce n'est vraiment pas la bonne solution.
On a besoin, quand on prépare un match, d'avoir des interlocuteurs, de pouvoir savoir combien on va avoir de supporters quand il s'agit d'un déplacement, de savoir s'il y a des banderoles, de préparer, d'anticiper tous les risques qui pourraient survenir au cours d'un match. Et donc, si vous n'avez pas d'interlocuteur, si vous n'avez pas une association constituée avec un responsable identifié, vous ne pouvez pas avoir ces informations-là et supprimer dissoudre une association, ça n'aura aucun effet en pratique puisque les membres de l'association pourront revenir au match suivant. La seule différence, c'est que vous n'aurez plus d'interlocuteurs. Donc c'est vraiment la mauvaise idée que de vouloir dissoudre les groupes de supporters".
Gil Avérous va plus loin en prônant un renforcement du dialogue, là où le Gouvernement actuel est en train de détruire plusieurs années d'avancées en ce sens : "On a besoin de comprendre aussi ce qu'ils nous disent et d'entendre une bonne partie de leurs réclamations qui sont justifiées, notamment sur les conditions d'accueil dans les stades, particulièrement pour les femmes d'ailleurs (...) On a besoin d'améliorer les sujets de fouilles aux entrées de stades, de conditions d'accueil en termes de sanitaires dédiés. Il y a plein de choses à faire. Il faut absolument retrouver la confiance, les écouter, les entendre.Tout n'est pas bien chez les supporters. Enfin, je ne suis pas un inconditionnel des supporters en disant que tout serait bien chez eux et pas bien du côté de l'ordre public. Bien au contraire ! Mais on a besoin d'eux pour justement remettre de l'ordre et je crois que, eux, ont besoin des pouvoirs publics également pour quelques fois faire le ménage dans leur équipe."